Appel à Services : Évaluation intermédiaire

Appel à Services :

Évaluation intermédiaire

Cet appel à services fait partie du projet :

« SALAM prévenir l’extrémisme violent en Tunisie : une approche basée sur les droits humains et la consolidation de la paix », financé par l’Instrument de la Stabilité (IdS) sous le Partenariat pour la consolidation de la paix de l’Union Européenne à travers l’appel à projets EuropeAid/154272/DD/ACT/TN

LIGNES DIRECTRICES POUR LES DEMANDEURS DE L’APPEL À SERVICES

Date limite de soumission 20 mars 2020

Avant 14 :00 (heure locale de la Tunisie)

1.      Contexte de la mission

L’extrémisme violent est un affront aux valeurs de la société civile engagée dans le maintien d’une paix positive et dans la promotion d’une vraie démocratie, de la sécurité humaine, de la protection des droits humains, du développement durable, et de la justice sociale. En propageant le racisme, la xénophobie et la discrimination et en exploitant cyniquement les croyances religieuses, les différences ethniques et les idéologies politiques, « les extrémistes violents » visent à prendre le pouvoir politique en agissant contre les droits humains et les libertés fondamentales. Leurs idéologies peuvent être adoptées par des individus, des groupes, des corporations ou des Etats.

Du 28 au 30 janvier 2017, la Conférence de Barcelone “Vers un nouveau paradigme: prévenir l’extrémisme violent” a accueilli 322 personnes représentant 172 institutions de la société civile de 22 pays de la région euro-méditerranéenne qui ont été impliquées dans un processus participatif pour la formulation de « La Déclaration de Barcelone : Plan d’Action de la Société Civile euro-méditerranéenne pour prévenir toutes les formes d’extrémisme violent » et le lancement d’une plateforme régionale appelée : Observatoire pour la Prévention de l’Extrémisme Violent (OPEV).

Présentation du projet SALAM

S’inscrivant dans la dynamique de l’OPEV en Tunisie, les porteurs de l’initiative « SALAM : Prévenir l’Extrémisme Violent en Tunisie » visent à contribuer à la promotion des valeurs démocratiques de la paix et de la dignité humaine en Tunisie à travers le renforcement des compétences des acteurs non-étatiques en matière de prévention de l’extrémisme violent (PEV). Ce projet est financé par l’Instrument de la Stabilité (IdS) sous le Partenariat pour la consolidation de la paix de l’Union Européen à travers l’appel à projets EuropeAid/154272/DD/ACT/TN

SALAM est un projet qui s’articule sur deux niveaux :

• Un niveau local qui donne la priorité à 5 régions (8 Gouvernorats), à savoir : Kasserine, Tataouine, , Médenine, Le Kef et Grand Tunis (Tunis, Ariana, Manouba et Ben Arous).

• Et un niveau national

SALAM s’articule également sur 5 principaux axes à savoir :

1. Le renforcement l’OPEV-Tunisie comme plateforme de dialogue et de propositions pour la SC tunisienne en matière de politiques publiques visant l’extrémisme violent (EV) ;

2. La contribution au développement des connaissances sur les causes profondes de l’EV ;

3. La promotion de la participation des femmes et des jeunes dans la formulation des politiques publiques en PEV, selon les principes de la recevabilité et de la bonne gouvernance ;

4. La contribution au renforcement de la résilience des jeunes aux récits extrémistes violents ;

5. La mise en place d’une stratégie pour la PEV dans le milieu carcéral.

2.      Objectif de la mission

L’objectif général de ce service est la réalisation d’une évaluation intermédiaire du projet SALAM qui a pour bout :

  • Connaître la pertinence et la cohérence du projet par rapport à sa conception et aux besoins des sociétés et acteurs impliqués.
  • Analyser le degré de conformité entre les objectifs et les résultats atteints jusqu’à présent, analysant spécifiquement les critères de pertinence, efficacité et couverture
  • Identifier les potentialités et les faiblesses du projet et proposer des stratégies pour tirer parti des forces et surmonter les faiblesses identifiées.
  • Connaître la qualité du modèle de gestion utilisé pour son exécution et les processus de coordination établis entre les organisations partenaires
  • Connaître le différent impact que le projet a eu jusqu’à présent entre les différentes catégories de population bénéficiaire directe de l’action : hommes, femmes, jeunes, …
  • Établir des recommandations précises et concrètes pour améliorer l’impact de cette intervention au cours de la dernière année d’implémentation

3.      Questions à étudier

L’étude d’évaluation    répond    aux     exigences     de     la     dernière     phase     du     projet. La liste des questions n’est pas destinée à être exhaustive. Les [questions / problèmes] font référence aux cinq critères d’évaluation approuvés par le CAD de l’OCDE (pertinence, efficacité, efficience, durabilité et impact) et aux critères d’évaluation propres à l’UE (valeur ajoutée et cohérence de l’UE).

4.      Méthodologie

Le consultant devra utiliser les objectifs de l’évaluation comme point de référence pour concevoir la méthodologie d’évaluation. Le consultant fournira une méthodologie complète à NOVACT suite à la réalisation d’une première réunion de coordination, qui inclura également un plan détaillé pour cette mission. Cependant, les résultats de l’examen et les recommandations seront fondés sur un travail analytique dérivé des méthodes suivantes :

  • Examens documentaires des documents relatifs au projet (publications, rapports des activités et rapports intermédiaires et finaux)
  • Entretiens et groups des discussions avec les principales parties prenantes de cette initiative (représentants    des    associations    demandeuse,    co-­‐demandeuse,    bénéficiaires finaux directs, etc.)
  • Consultation technique avec le staff responsable de la mise en œuvre du projet
  • Visites sur le terrain pour évaluer la mise en œuvre du projet.

5.      Exigences relatives aux rapports

Le consultant présentera les rapports suivants en français :

  • Brouillon du rapport final (de maximum 50 pages) utilisant la structure décrite à l’annexe II et en tenant compte des commentaires reçus des membres du groupe de référence. En plus de répondre aux questions d’évaluation, le rapport devrait synthétiser tous les résultats et conclusions dans une évaluation globale du projet. Le rapport devrait être présenté avant le 20 avril 2020
  • Rapport final avec les mêmes spécifications que ci‐dessus, incorporant les commentaires reçus des parties concernées sur le projet de rapport, à présenter dans les 5 jours suivantes la réception de ces commentaires. Le rapport final de l’évaluation devra être présenté avant le 30 avril 2020 

6.   Responsabilités et rôles

De NOVACT :

  • Participer à la discussion de la méthodologie et des outils pour effectuer l’évaluation
  • Recevoir, analyser et approuver la version préliminaire de l’évaluation dans les plus courts délais possibles
  • Recevoir et approuver le rapport final de l’évaluation
  • Fournir l’ensemble des informations et des documents du projet sollicités par l’évaluateur

De l’évaluateur :

  • Signer le contrat de consultation. Rédiger une proposition d’évaluation qui contienne : Méthodologie, stratégie d’échantillonnage détaillée, techniques / outils, plan de travail et budget.
  • Préparer et livrer la version préliminaire de l’évaluation dans les délais convenus ci‐dessus
  • Préparer et livrer la version finale de l’évaluation – incorporant les commentaires fournis par les partenaires dans la version préliminaire – avec les annexes pertinentes, ainsi comme informations supplémentaires sur le processus de mise en œuvre de l’évaluation et les principales recommandations pour améliorer la mise en œuvre du projet…

7.      L’équipe d’évaluation

L’équipe d’évaluation sera composée d’au moins un expert qui suive les profils et qualifications suivants :

  • Une expérience solide et diversifiée dans le domaine de la construction de la paix et/ou de la prévention de l’extrémisme violent
  • Une expérience solide et diversifiée (au moins 3 ans) dans l’évaluation des projets de l’Union Européenne
  • Expérience dans la région et connaissance du context tunisien (au moins 3 ans)
  • Excellente maîtrise du français
  • Excellente maîtrise des principes et méthodologies de travail dans la gestion du cycle de projet ;

Au moins un des experts proposés devrait avoir une solide connaissance et une expérience pratique en la transversalisation de l’approche genre dans la gestion des projets de coopération au développement. La composition de l’équipe d’experts devrait être équilibrée pour permettre une couverture complète des différents aspects de l’évaluation des projets tels que définis dans ces termes de référence, y compris les questions transversales (équité entre les sexes, bonne gouvernance et droits humains).

8.      Comment postuler

La date limite de soumission des offres est le 20 mars 2020 avant 14:00, heure locale de la Tunisie. Les soumissionnaires doivent envoyer par email le dossier de demande à sofia@novact.org. Le dossier de demande doit comprendre, au moins, une copie des documents suivants en français : 

  • CV en signalant les travaux antérieurs menés dans le même domaine ou région
  • Note méthodologique sur comment l’évaluation sera réalisée
  • Offre financière

Veuillez écrire la référence suivante dans le sujet de l’email : « SALAM : Évaluation intermédiaire»

Si vous avez des questions à propos de cet appel à service, prière de contacter  sofia@novact.org

L’E-mail sera le seul canal de communication avec les candidats.

9.      Critères d’évaluation

Les critères qui seront tenues en compte lors du choix de l’offre gagnante sont les suivants:

  • Prix (33%)
  • Expérience du soumissionnaire (33%)
  • Méthodologie proposée


ANNEXE I : DOCUMENTS CLÉS POUR L’ÉVALUATION

Liste indicative à adapter / élargir si elle est appropriée :

  • Textes juridiques et engagements politiques liés à la Prévention de l’Extrémisme Violent et la Lutte contre le terrorisme
  • Document de stratégie par pays et programmes indicatifs pour les périodes couvertes de l’UE
  • Accord de collaboration signé par l’Union Européenne et l’organisation porteuse du projet
  • Rapport intermédiaire du projet
  • Documentation pertinente de partenaires nationaux / locaux et d’autres bailleurs de fonds
  • L’ensemble des publications et rapports des activités produits dans le cadre du projet
  • L’ensemble des sources de vérification telles que mentionnée dans l’accord de collaboration entre l’organisation porteuse du projet et l’UE


ANNEXE II: DISPOSITION, STRUCTURE DU RAPPORT FINAL

Le rapport final ne devrait pas dépasser 50 pages. Des informations supplémentaires sur le contexte général, le programme ou les aspects de la méthodologie et de l’analyse devraient être limités aux annexes.

La page de couverture du rapport devrait inclure le texte suivant : «Cette évaluation est soutenue et guidée par la Commission européenne et présentée par [nom du cabinet de conseil]. Le rapport ne reflète pas nécessairement les opinions de la Commission européenne ».

Les principales sections du rapport d’évaluation proposées sont les suivantes :

1.       RÉSUMÉ

Un résumé analytique très précis, direct et indépendant est un élément essentiel. Il devrait être court, pas plus de cinq pages. Il devrait exposer principalement les principaux objectifs de l’évaluation, les principaux points d’analyse et indiquer clairement les principales conclusions, les enseignements tirés et les recommandations spécifiques.

2.       INTRODUCTION

Une description du projet et de l’évaluation, qui donne au lecteur des explications méthodologiques suffisantes pour évaluer la crédibilité des conclusions et reconnaître les limites ou les faiblesses

3.       CONTEXTE

Une description du contexte de l’intervention et de l’évaluation doit être fournie.

4.       METHODOLOGIE

L’équipe d’évaluation devrait se référer au cadre logique du projet. Le projet doit être évalué davantage sous l’angle des perceptions des bénéficiaires

Une question méthodologique clé est de savoir si les changements observés ou apportés peuvent être partiellement ou entièrement attribués au projet, ou dans quelle mesure le projet a contribué au changement.

Il doit être clair pour tous les membres de l’équipe d’évaluation que l’évaluation n’est ni un sondage d’opinion ni une occasion d’exprimer des idées préconçues. Cela signifie que toutes les conclusions doivent être fondées sur des faits et des raisonnements clairs et des jugements de valeur transparents.

5.       QUESTIONS / RÉSULTATS ATTEINTS

Un chapitre qui présente les questions posées par l’évaluation et les réponses concluantes à celles-ci, ainsi que les preuves qui guident la formulation de celles-ci.

Ce chapitre devrait reposer sur les réponses aux questions d’évaluation qui couvrent les critères d’évaluation de façon systématique : la pertinence, l’efficacité, l’efficience, l’impact, la durabilité, la cohérence, l’approche de genre et la valeur ajoutée du projet. Dans une telle approche, les critères seront traduits en question spécifiques. Ces questions sont destinées à préciser les critères d’évaluation et à articuler les demandes clés qui suscitent l’intérêt des parties prenantes, optimisant ainsi l’intérêt et l’utilité de l’évaluation.

6.       ÉVALUATION GLOBALE

Un chapitre synthétisant toutes les réponses aux questions d’évaluation dans une évaluation globale du projet La structure détaillée de l’évaluation globale devrait être affinée au cours du processus d’évaluation. Le chapitre pertinent doit articuler tous les résultats, les conclusions et les leçons d’une manière qui reflète leur importance et facilite la lecture. La structure ne doit pas suivre les questions d’évaluation, le cadre logique ou les sept critères d’évaluation.

7.       CONCLUSIONS

Ce chapitre présente les conclusions relatives à chaque question. Les conclusions devraient être organisées en clusters afin de donner un aperçu du sujet évalué.

Il devrait comporter des références aux conclusions (réponses aux questions d’évaluation) ou aux annexes montrant comment les conclusions découlent des données, des interprétations et des critères d’analyse.

Le   rapport   devrait   inclure   une   auto‐évaluation   des   limites   méthodologiques   qui   peuvent restreindre la portée ou l’utilisation de certaines conclusions.

L’équipe d’évaluation présente ses conclusions de manière équilibrée, sans favoriser systématiquement les conclusions négatives ou positives.

8.       RECOMMANDATIONS

Elles sont destinées à améliorer ou préparer la conception d’une nouvelle intervention pour le prochain cycle.

La valeur ultime d’une évaluation dépend de la qualité et de la crédibilité des recommandations offertes. Les recommandations devraient donc être aussi réalistes, opérationnelles, pragmatiques et possibles,  c’est à dire,  elles  doivent  prendre  soigneusement  en  compte  les  circonstances actuelles dans le cadre du projet.

9.       ANNEXES

Le rapport devrait inclure les annexes suivantes :

  • Les termes de référence de l’évaluation
  • Les noms des évaluateurs et de leurs entreprises (les CV doivent être indiqués, mais résumés et limités à une page par personne)
  • Méthode d’évaluation détaillée comprenant : les options prises, les difficultés rencontrées et limitations. Détail des outils et analyses.
  • Matrices du cadre logique (original et amélioré / mis à jour)
  • Liste des personnes / organisations consultées
  • Documentation et documentation consultées
  • d’autres annexes techniques (par exemple analyses statistiques, tables des matières et chiffres)


ANNEXE III -­‐ FORMAT STANDARD DU CAD POUR LES RÉSUMÉS DU RAPPORT D’ÉVALUATION

Objet de l’évaluation (5 lignes maximum sur le projet, l’organisation ou la question / le thème en cours d’évaluation)

Description de l’évaluation

But (3 lignes max)

Méthodologie (3 lignes max)

Principales conclusions

Distinguer clairement les réussites / obstacles possibles et similaires dans la mesure du possible

(25 lignes / lignes max)

Recommandations (25 lignes / lignes max)

Retour d’information (5 lignes / lignes max)